Pendant ce temps, au New York Times
Pendant que les républicains s’apitoient sur leur sort, que Peggy Noonan aussi, qu’on parle de Ben Laden sans penser à Hillary Clinton, que cette dernière quitte les égoûts, qu’Huckabee fait de l’humour noir, qu’Edwards ne veut pas être vice-président, qu’Obama et le candidat républicain à la présidence (McCain ? non, c’est pas lui) participent à un concours d’indignation. Oui, pendant tout ça, David Brooks, dans un drôle d’op-ed, nous parle d’Obama et de son admiration - à Obama - pour Bush. Père. Enfin, pas vraiment.
Drôle d’op-ed qui commence de la sorte :
Is Obama naïve enough to think that an extremist ideological organization like Hezbollah can be mollified with a less corrupt patronage system and some electoral reform? Does he really believe that Hezbollah is a normal social welfare agency seeking more government services for its followers? Does Obama believe that even the most intractable enemies can be pacified with diplomacy?
On croirait lire un op-ed du Wall Street journal. Mais nous sommes bien au New York Times même si c’est vrai que Brooks fut un temps op-ed editor pour le WSJ. Et… que c’est un conservateur. Passons et reprenons.
Brooks, après cette entrée en matière calamiteuse, nous prévient qu’il a parlé à Obama pour corriger tout ça. That didn’t strike me as right, nous dit-il. Et c’est vrai qu’après cette conversation, Brooks retrouve un peu ses esprits :
Obama being Obama, he understood the broader reason I was asking about Lebanon. Everybody knows that Obama is smart (and he was quite well informed about Lebanon). The question is whether he’s seasoned and tough enough to deal with implacable enemies.
Mais il termine son article d’une drôle – ça fait trois fois – de façon :
In his heart, Obama talks like the Democrats of that era [early 90s], viewing foreign policy from the ground up. But in his head, he aligns himself with the realist dealmaking of the first Bush. Apparently, he’s part Harry Hopkins and part James Baker.
On ne sait pas trop quoi faire, que conclure, de cette sois-disant contradiction. Si c’en est une.
P.S.
Pour rappel. Brooks, en octobre 2006, dans un drôle – 4ème fois – d’appel avait demandé à Barack Obama de se présenter à l’élection présidentielle (Run, Barack, Run) tout en rappelant qu’il avait de nombreux désaccords avec le sénateur. Et s’est récemment attiré les foudres des lefties pour avoir apprécié le super débat d’ABC. Il avait trouvé les questions excellentes (Wright, Ayers, lapel pin, flag…)
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Tags: David Brooks, élection présidentielle, New York Times, Peggy Noonan, Wall Street Journal
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[...] Rien d’autre. Mais de la part de Brooks c’est tout sauf une surprise, il continue sa croisade anti-Obama avec, lui aussi, la même rhétorique. Sous les compliments : The odd thing is that Obama doesn’t [...]