Un nouvel argument pour Hillary Clinton : les américains ne veulent pas d’un président noir

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Anatole Kaletsky du Times vient d’écrire un papier – Yes it’s politically incorrect but race matters, The Democrats must admit it: Obama would lose to McCain – d’une rare mauvaise foi. Un papier, c’est un bien grand mot. Plutôt un message de campagne sponsorisé par Hillary Clinton. Message qu’on peut résumer par : Ne votez pas pour cet homme, il est noir et un noir ne peut pas gagner cette élection. C’est le genre de messages qui a (sic) longtemps empêché les femmes d’occuper des postes clés (oui, les hommes et les femmes n’étaient pas prêts), et qui est maintenant utilisé contre la moindre personne un peu différente.


Mais regardons de plus près ce message de campagne. Prenons cet argument par exemple :

The trouble is that Mr Obama’s efforts to suppress the race issue are doomed to failure. For the influence of Rev Wright on him is a matter of public record.

En dépit de l’affaire du révérend Jeremiah Wright, en dépit de la bitter-polémique, il est étonnant qu’Obama ait réussi à réduire de moitié son retard sur Hillary Clinton en Pennsylvanie. Ces affaires auraient dû offrire une victoire écrasante à Hillary Clinton, si on suit le raisonnement de Kaletsky. Mais par je ne sais quel miracle, Obama a tenu, et a même convaincu plus d’électeurs après qu’avant ces polémiques.
En fait, cette défaite en Pennsylvanie est le contre exemple parfait à l’argument de Kaletsky. Bien sûr, Obama aurait fait bien mieux sans ces affaires mais cette défaite, paradoxalement, montre à quel point il est et sera un candidat redoutable.

Ensuite, Kaletsky nous dit que les républicains ne feront qu’une bouchée d’Obama :

The Republicans will have no such compunctions about the fairness of launching personal attacks against a potentially vulnerable Democratic candidate

Car bien sûr les républicains n’ont rien contre Hillary Clinton qui est invulnérable. Oui, contre elle ils ne pourront pas faire de pub assassine comme celle qui mettrait en scène un Bill Clinton commettant un parjure.
Et la question qu’il faut vraiment se poser est : pourquoi les républicains ont-ils pour l’instant laissé Hillary Clinton tranquille ?

Et le meilleur pour la fin, Kaletsky se transformant en surrogate de Clinton :

Given that Mrs Clinton’s clear victory over Mr Obama in Pennsylvania followed similar results in other “must-win” states with large working-class constituencies, such as Ohio, Florida, New Jersey, Michigan and even New York and California

Oui, vous ne rêvez pas : Big State matters !.

A part Ohio, aucun des états cités ne devraient être l’être – cité. La Californie, le New Jersey New York ne sont pas prenables par le GOP. La Floride est virtuellement impossible à conquérir pour un démocrate - même en la gagnant. Et Hillary Clinton n’a pas gagné le Michigan (elle était seule en lice), et il est possible que si on devait refaire cette élection, ou la faire tout court, Obama la gagne.
Et bien sûr, on ne parle jamais des états qu’Obama pourrait reprendre aux républicains, bien sûr ces états ne comptent pas pour l’élection présidentielle… : Colorado, Iowa, Missouri, Virginia…
L’Ohio, c’est 20 grands électeurs. La Virgine 13, le Colorado 9, Iowa 7, Missouri 11..

Pour rappel

En 2004 :

New York, Kerry 18.29%
California, Kerry, 9.95%
New Jersey, Kerry, 6.68%

Florida, Bush, 5.01%

Et concernant le Michigan :

Michigan: Clinton 41% Obama 41%
Friday, March 07, 2008

If Democrats hold a second Presidential Primary in Michigan, the race could be one of the most competitive all year. The latest Rasmussen Reports telephone survey finds that Hillary Clinton would attract 41% of the Primary Vote while Barack Obama would earn an identical 41%.

Commentaires



One Response to “Un nouvel argument pour Hillary Clinton : les américains ne veulent pas d’un président noir”

  1. Pourquoi le GOP ne s’attaque pas à Hillary Clinton ? | Politique on April 30th, 2008 6:23 pm

    [...] posait déjà cette question dans Un nouvel argument pour Hillary Clinton : les américains ne veulent pas d’un président noir, sous la forme : pourquoi les républicains ont-ils pour l’instant laissé Hillary Clinton [...]

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